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Décret relatif à certains fluides frigorigènes utilisés
dans les équipements frigorifiques et climatiques
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Décret n° 2007-737 du 7 mai 2007 relatif
à certains fluides frigorigènes utilisés dans les équipements
frigorifiques et climatiques (1 pages - 220 Ko)
Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de l'écologie et du développement
durable,
Vu le règlement no 259/93 du Conseil du 1er février 1993 concernant
la surveillance et le contrôle des transferts de déchets à l'entrée
et à la sortie de la Communauté européenne
Vu le règlement (CE) no 2037/2000 du Parlement européen et du Conseil du 29 juin 2000 relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, modifié par les règlements (CE) no 2038/2000, no 2039/2000 du 28 septembre 2000 et no 1804/2003 du 22 septembre 2003
Vu le règlement (CE) no 842/2006 du Parlement européen et du Conseil du 17 mai 2006 relatif à certains gaz à effet de serre fluorés
Vu la directive 98/34 /CE du Parlement européen et du Conseil du 22 juin 1998 prévoyant une procédure d'information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l'information, notamment la notification no 2004/0499/F ;
Vu le code
pénal, notamment l'article R. 610-1 ;
Vu le code de l'environnement, notamment les articles L. 521-6 et
L. 541-10 ;
Vu le décret no 97-34 du 15 janvier 1997 relatif à la déconcentration des décisions administratives individuelles, modifié en dernier lieu par le décret no 2007-139 du 1er janvier 2007 ;
Vu le décret no 97-1204 du 19 décembre 1997 pris pour l'application au ministre chargé de l'environnement du 1° de l'article 2 du décret no 97-34 du 15 janvier 1997 relatif à la déconcentration des décisions administratives individuelles ;
Vu le décret no 2003-727 du 1er août 2003 relatif à la construction des véhicules et à l'élimination des véhicules hors d'usage ;
Vu le décret no 2005-635 du 30 mai 2005 relatif au contrôle des circuits de traitement de déchets ;
Vu le décret no 2005-829 du 20 juillet 2005 relatif à la composition des équipements électriques et électroniques et à l'élimination des déchets issus de ces équipements ;
Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu, Décrète :
Article 1
Le présent décret réglemente les conditions de mise sur le marché, d'utilisation, de récupération et de destruction des substances mentionnées à l'annexe I lorsqu'elles sont utilisées ou destinées à être utilisées en tant que fluide frigorigène dans des équipements frigorifiques ou climatiques.
Article 2
Au sens du présent décret :
Sont considérés comme « équipements » les systèmes
et installations de réfrigération, de climatisation, y compris les
pompes à chaleur et de climatisation des véhicules, contenant des
fluides frigorigènes, seuls ou en mélange.
Sont considérées comme « détenteurs des équipements » les personnes exerçant un pouvoir réel sur le fonctionnement technique des équipements mentionnés à l'alinéa précédent, qu'elles en soient ou non propriétaires.
Sont considérées comme « producteurs de fluides frigorigènes » non seulement les personnes qui produisent des fluides frigorigènes mais également celles qui importent ou introduisent sur le territoire national ces fluides à titre professionnel.
Sont considérées comme « producteurs d'équipements » non seulement les personnes qui produisent des équipements pré-chargés contenant des fluides frigorigènes mais également celles qui importent ou introduisent sur le territoire national ces équipements préchargés à titre professionnel.
Sont considérées comme « distributeurs de fluides frigorigènes » les personnes qui cèdent à titre onéreux ou gratuit, dans le cadre d'une activité professionnelle, des fluides frigorigènes. Ne sont pas considérés comme distributeurs les opérateurs qui procèdent à la récupération des fluides et les cèdent à des distributeurs pour qu'ils les mettent en conformité avec leurs spécifications d'origine ou pour qu'ils les détruisent.
Sont considérés comme « opérateurs » les entreprises et les organismes qui procèdent à titre professionnel à tout ou partie des opérations suivantes :
Les organismes de formation et les concepteurs d'équipements sont aussi considérés comme des opérateurs dès lors que leur personnel manipule des fluides frigorigènes.
Les producteurs d'équipements ne sont pas considérés comme des opérateurs dès lors qu'ils ne réalisent pas d'autres opérations nécessitant la manipulation des fluides frigorigènes que la charge initiale de leurs équipements dans des installations relevant des dispositions du titre Ier du livre V du code de l'environnement.
Article 3
Les équipements mis sur le marché comportent
de façon lisible et indélébile l'indication de la nature et de la
quantité de fluide frigorigène qu'ils contiennent.
Pour les équipements à circuit hermétique, préchargés en fluide frigorigène,
dont la mise en service consiste exclusivement en un raccordement à
des réseaux électrique, hydraulique, ou aéraulique, les mentions prévues
ci-dessus sont apposées par les producteurs de ces équipements. Pour
tous les autres équipements, l'indication doit être apposée par les
opérateurs réalisant la mise en service des équipements.
Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas aux équipements de climatisation des voitures particulières au sens de l'article R. 311-1 du code de la route.
Les dispositions du présent article s'appliquent également aux équipements mis sur le marché à une date postérieure au 8 décembre 1992 et contenant une charge en fluide frigorigène supérieure à deux kilogrammes.
Article 4
Tout détenteur d'équipement est tenu de faire procéder à sa charge
en fluide frigorigène, à sa mise en service ou à toute autre opération
réalisée sur cet équipement qui nécessite une intervention sur le
circuit contenant des fluides frigorigènes, par un opérateur remplissant
les conditions prévues au titre IV du présent décret. Toutefois,
le recours à un opérateur n'est pas obligatoire pour la mise en service
des équipements à circuit hermétique, préchargés en fluide frigorigène,
contenant moins de deux kilogrammes de fluide dès lors que leur mise
en service consiste exclusivement en un raccordement à des réseaux
électrique, hydraulique ou aéraulique.
Le détenteur d'un équipement dont la charge en fluide frigorigène
est supérieure à deux kilogrammes fait en outre procéder, lors de
sa mise en service, à un contrôle d'étanchéité des éléments assurant
le confinement du fluide frigorigène par un opérateur remplissant
les conditions prévues au titre IV du présent décret. Ce contrôle
est ensuite périodiquement renouvelé. Il est également renouvelé
à chaque fois que des modifications ayant une incidence sur le circuit
contenant les fluides frigorigènes sont apportées à l'équipement.
Si des fuites de fluides frigorigènes sont constatées lors de ce
contrôle, l'opérateur responsable du contrôle en dresse le constat
par un document qu'il remet au détenteur de l'équipement, lequel
prend toutes mesures pour remédier à la fuite qui a été constatée.
Pour les équipements contenant plus de trois cents kilogrammes de
fluides frigorigènes, l'opérateur adresse une copie de ce constat
au représentant de l'Etat dans le département.
Le détenteur d'un équipement contenant plus de trois kilogrammes de fluide frigorigène conserve pendant au moins cinq ans les documents attestant que les contrôles d'étanchéité ont été réalisés, constatant éventuellement l'existence de fuites et faisant état de ce que les réparations nécessaires ont été réalisées, et les tient à disposition des opérateurs intervenant ultérieurement sur l'équipement et de l'administration.
Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'environnement, de l'industrie, de l'équipement et des transports fixe la périodicité et les conditions des contrôles d'étanchéité des équipements.
Article 5
L'opérateur établit une fiche d'intervention pour chaque opération
nécessitant une manipulation des fluides frigorigènes effectuée
sur un équipement.
Cette fiche mentionne les coordonnées de l'opérateur, son numéro
d'attestation de capacité prévue à l'article 13 du présent décret,
ainsi que la date et la nature de l'intervention effectuée. Elle
indique la nature, la quantité et la destination du fluide récupéré
ainsi que la quantité de fluide éventuellement réintroduite dans
cet équipement.
Pour tout équipement dont la charge en fluide frigorigène est supérieure
à trois kilogrammes, cette fiche est signée conjointement par l'opérateur
et par le détenteur de l'équipement qui conserve l'original. L'opérateur
et le détenteur de l'équipement conservent alors une copie de cette
fiche pendant une durée d'au moins cinq ans et la tiennent à disposition
des opérateurs intervenant ultérieurement sur l'équipement et de
l'administration. Le détenteur tient un registre contenant, par équipement,
les fiches d'intervention classées par ordre chronologique.
Les documents, fiches et registres prévus aux articles 4 et 5 du présent décret peuvent être établis sous forme électronique.
Article 6
Les distributeurs ne peuvent céder à titre onéreux ou gratuit des fluides frigorigènes qu'aux opérateurs disposant de l'attestation de capacité prévue à l'article 13 du présent décret ainsi qu'aux personnes produisant, dans des installations relevant des dispositions du titre Ier du livre V du code de l'environnement, des équipements préchargés contenant de tels fluides.
Les distributeurs tiennent en outre un registre mentionnant, pour chaque cession d'un fluide frigorigène, le nom de l'acquéreur, éventuellement le numéro de son attestation de capacité, la nature du fluide et les quantités cédées.
Sont interdites l'importation, la mise sur le marché, la cession à titre onéreux ou gratuit des fluides frigorigènes conditionnés dans des emballages destinés à un usage unique.
Article 7
Toute opération de dégazage dans l'atmosphère d'un fluide frigorigène est interdite, sauf si elle est nécessaire pour assurer la sécurité des personnes. Le détenteur de l'équipement prend toute disposition de nature à éviter le renouvellement de cette opération. Les opérations de dégazage ayant entraîné ponctuellement une émission de plus de 20 kilogrammes de fluides frigorigènes ou ayant entraîné au cours de l'année civile des émissions cumulées supérieures à 100 kilogrammes sont portées à la connaissance du représentant de l'Etat dans le département par le détenteur de l'équipement.
Lors de la charge, de la mise en service, de l'entretien ou du contrôle d'étanchéité d'un équipement, s'il est nécessaire de retirer tout ou partie du fluide frigorigène qu'il contient, l'intégralité du fluide ainsi retiré doit être récupérée. Lors du démantèlement d'un équipement, le retrait et la récupération de l'intégralité du fluide frigorigène sont obligatoires.
Sous réserve des dispositions du dernier alinéa du présent article , toute opération de recharge en fluide frigorigène d'équipements présentant des défauts d'étanchéité identifiés est interdite.
Afin de détecter les fuites des climatisations automobiles dont la charge en fluide est inférieure à deux kilogrammes et lorsque la configuration de l'équipement rend difficile cette détection, une unique opération de recharge en fluide frigorigène contenant un traceur fluorescent est tolérée. Dans ce cas, la recharge doit être limitée à la moitié de la charge nominale de l'équipement et la totalité du fluide doit être récupérée dès la détection de la fuite.
Article 8
Les distributeurs de fluides frigorigènes sont tenus de mettre à disposition de leurs clients des contenants pour assurer la reprise des fluides usagés et de reprendre sans frais supplémentaires chaque année les fluides frigorigènes qui leur sont rapportés dans ces contenants, dans la limite du tonnage global de fluides frigorigènes qu'ils ont eux-mêmes distribués l'année précédente. Ils sont en outre tenus de reprendre sans frais supplémentaires les emballages ayant contenu des fluides frigorigènes dans la limite des quantités d'emballages qu'ils ont distribuées l'année précédente.
Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas aux fluides frigorigènes usagés récupérés soit à l'occasion du démantèlement des véhicules opéré dans les conditions prévues par le décret du 1er août 2003 susvisé, soit dans le cadre de l'élimination des déchets d'équipements électriques et électroniques préchargés effectuée dans les conditions prévues par le décret du 20 juillet 2005 susvisé.
Article 9
Les opérateurs doivent :
Les opérateurs ne peuvent réintroduire ou réutiliser les fluides
récupérés que s'ils sont conformes à leurs spécifications d'origine.
Article 10
Les producteurs de fluides frigorigènes et les producteurs d'équipements
préchargés, autres que les véhicules soumis aux dispositions du
décret du 1er août 2003 susvisé et les équipements électriques
et électroniques soumis aux dispositions du décret du 20 juillet
2005 susvisé, sont tenus de récupérer sans frais supplémentaires
chaque année les fluides frigorigènes repris par les distributeurs
dans les conditions fixées à l'article 8. Cette obligation de récupération
pèse, pour chaque catégorie de fluide, sur les producteurs au prorata
des quantités globales qu'ils ont déclaré avoir mises sur le marché
l'année précédente en application de l'article 12.
Les producteurs de fluides frigorigènes et d'équipements préchargés sont en outre tenus de traiter ou de faire traiter les fluides frigorigènes qu'ils ont récupérés afin de les mettre en conformité avec leurs spécifications d'origine permettant leur réutilisation lorsqu'elle est autorisée. Si une telle mise en conformité est impossible à réaliser ou si la réutilisation du fluide est interdite, les fluides récupérés doivent être détruits.
La mise en conformité des fluides frigorigènes avec leurs spécifications d'origine ou leur destruction sont effectuées dans des installations relevant des dispositions du titre Ier du livre V du code de l'environnement, ou dans toute autre installation de traitement autorisée à cet effet dans un autre Etat de la Communauté européenne ou dans un pays tiers à la Communauté européenne, dès lors que le transfert transfrontalier des fluides frigorigènes usagés est conforme aux dispositions du règlement du ler février 1993 susvisé.
Article 11
Les producteurs de fluides frigorigènes et d'équipements contenant
de tels fluides peuvent créer des organismes afin de remplir collectivement
les obligations qui leur incombent en matière de reprise et de
traitement de ces fluides.
Article 12
Les distributeurs, les producteurs d'équipements préchargés autres
que les véhicules soumis aux dispositions du décret susvisé du
1er août 2003 et les équipements électriques et électroniques
soumis aux dispositions du décret du 20 juillet 2005 susvisé et
les producteurs de fluides frigorigènes sont tenus de transmettre
chaque année à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de
l'énergie les données relatives aux quantités de fluides frigorigènes
mises sur le marché, stockées, reprises ou retraitées.
Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'environnement et de l'industrie fixe la nature et les modalités de transmission de ces informations.
Article 13
Les opérateurs mentionnés à l'article 2 doivent obtenir une attestation de capacité délivrée par un organisme agréé à cette fin dans les conditions prévues à l'article 15. Dans le cas où un opérateur possède plusieurs établissements, une attestation de capacité doit être obtenue pour chaque établissement.
L'attestation de capacité est délivrée pour une durée maximale de cinq ans après vérification par l'organisme agréé que l'opérateur remplit les conditions de capacité professionnelle prévue à l'article 14 et possède les outillages appropriés. Elle précise les types d'équipements sur lesquels l'opérateur peut intervenir ainsi que les types d'activités qu'il peut exercer.
Les opérateurs adressent chaque année, avant le 31 janvier, à l'organisme qui leur a délivré l'attestation de capacité, une déclaration se rapportant à l'année civile précédente et mentionnant, pour chaque fluide frigorigène, les quantités :
Cette déclaration mentionne également l'état des stocks au 1er janvier et au 31 décembre de l'année civile précédente.
Si ces informations ne sont pas transmises à l'échéance prescrite ci-dessus, l'organisme agréé peut, après que l'opérateur a été amené à présenter ses observations, suspendre l'attestation de capacité jusqu'à la transmission de la déclaration.
Après obtention de l'attestation de capacité et pendant toute la durée de sa validité, l'opérateur informe, dans le délai d'un mois, l'organisme qui a émis cette attestation de tout changement susceptible de modifier le respect des conditions de capacité professionnelle et des conditions de détention des outillages appropriés.
L'organisme
agréé peut vérifier à tout moment la présence et le bon état de fonctionnement
des outillages dont l'opérateur doit disposer.
L'organisme agréé peut retirer à l'opérateur l'attestation de capacité
soit lorsqu'il ne remplit plus les conditions au vu desquelles l'attestation
a été délivrée, soit lorsqu'il est intervenu sur des équipements
ou a réalisé des opérations en dehors des cas prévus par ladite attestation.
Le retrait de l'attestation ne peut intervenir qu'après que l'opérateur
a été mis à même de présenter ses observations.
Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'environnement, de l'industrie,
de l'équipement et des transports établit la liste des types d'activités
que les opérateurs peuvent effectuer. Il définit également le modèle
de l'attestation de capacité, le contenu de la demande d'attestation,
les modalités de sa délivrance ainsi que les modalités selon lesquelles
elle peut être suspendue ou retirée. Il fixe enfin les conditions
relatives à la détention et aux caractéristiques des outillages nécessaires
en fonction des types d'activités et des types d'équipements sur
lesquels sont réalisées les opérations.
Article 14
L'opérateur satisfait aux conditions de capacité professionnelle lorsque les personnes qui procèdent sous sa responsabilité aux opérations décrites à l'article 2 sont titulaires :
a) Soit d'une attestation d'aptitude, correspondant aux types d'activités exercées et aux types d'équipements utilisés, délivrée par un organisme certifié ;
b) Soit d'un diplôme, d'un titre professionnel, d'un certificat de qualification professionnelle ou d'une certification enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles correspondant aux types d'activités exercées et aux types d'équipements utilisés ;
c) Soit d'un diplôme, d'un titre, d'un certificat de compétence ou d'une attestation de niveau équivalent aux attestations, titres, diplômes ou certificats visés au a ou au b du présent article , délivré dans un des Etats membres de l'Union européenne et correspondant aux types d'activités exercées et aux types d'équipements utilisés.
Les compétences professionnelles correspondant aux types d'activités exercées et aux types d'équipements utilisés sont décrites dans des référentiels faisant l'objet d'un arrêté conjoint des ministres chargés de l'industrie, de l'équipement, de l'environnement, de l'artisanat et de l'éducation. Cet arrêté précise également les conditions de délivrance de l'attestation d'aptitude mentionnée au a du présent article.
Article 15
L'agrément des organismes chargés de délivrer aux opérateurs une attestation de capacité est accordé pour une durée maximale de cinq ans par les ministres chargés de l'environnement et de l'industrie.
La décision d'agrément définit les missions pour lesquelles l'organisme est agréé et la durée de l'agrément.
A cet agrément est joint un cahier des charges qui mentionne :
La délivrance de l'agrément peut être subordonnée au respect de certaines obligations à la charge de ces organismes telles qu'une couverture minimale du territoire national.
Le renouvellement de l'agrément peut être subordonné à la réalisation d'un volume minimal d'activité pendant la période d'agrément précédente.
Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'environnement et de l'industrie précise les conditions dans lesquelles l'agrément est délivré, et notamment les critères que doit respecter l'organisme agréé ainsi que les conditions du retrait de cet agrément.
Article 16
A la demande d'un opérateur, l'organisme qui lui a délivré une attestation
de capacité communique à tout autre organisme agréé les informations
qu'il détient se rapportant à cet opérateur.
Les organismes agréés tiennent à la disposition du public et des distributeurs une liste à jour des opérateurs titulaires d'une attestation de capacité.
Les organismes agréés adressent chaque année à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie les données relatives aux quantités de fluides frigorigènes acquises, cédées et stockées par l'ensemble des opérateurs auxquels ils ont délivré une attestation de capacité. Ils y joignent une liste des opérateurs auxquels ils ont suspendu ou retiré l'attestation de capacité ainsi que les motifs de la suspension et du retrait.
L'arrêté mentionné à l'article 12 fixe également la nature et les modalités de transmission de ces informations.
Article 17
I. - Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait :
1° Pour un détenteur, lorsque les opérations d'entretien ou de réparation nécessitent une intervention quelconque sur le circuit contenant des fluides frigorigènes, de faire charger, mettre en service, entretenir, ou réparer, un équipement sans recourir à un opérateur titulaire d'une attestation de capacité délivrée par un organisme agréé, contrairement aux dispositions du premier alinéa de l'article 4 ;
2° Pour un distributeur, de céder à titre onéreux ou gratuit des fluides frigorigènes à un opérateur ne disposant pas de l'attestation de capacité, contrairement aux dispositions du premier alinéa de l'article 6 ;
3° Pour un opérateur :
4° Pour un producteur de fluides frigorigènes ou d'équipement, un distributeur ou un organisme agréé, de ne pas respecter leurs obligations d'information, contrairement aux dispositions des articles 12 et 16.
II. - Est puni de l'amende prévue pour les contraventions
de la 5e classe le fait :
1° Pour les détenteurs d'équipements, de ne pas faire contrôler
l'étanchéité des équipements pour lesquels ce contrôle est obligatoire
et de ne pas prendre toutes mesures pour mettre fin aux fuites constatées,
en méconnaissance du deuxième alinéa de l'article 4 du présent décret ;
2° Pour tout producteur ou distributeur, d'importer, de mettre sur le marché ou de céder à titre onéreux ou gratuit des fluides frigorigènes conditionnés dans des emballages destinés à un usage unique, en méconnaissance du troisième alinéa de l'article 6
3° Pour un opérateur ou un détenteur, de procéder à toute opération de dégazage dans l'atmosphère de fluides frigorigènes, sauf cas de nécessité pour assurer la sécurité des personnes, en méconnaissance du premier alinéa de l'article 7 ;
4° Pour un opérateur, de ne pas procéder à la récupération intégrale des fluides frigorigènes lors de l'installation, de l'entretien, de la réparation ou du démantèlement d'un équipement, en méconnaissance du deuxième alinéa de l'article 7
5° Pour un opérateur, de procéder à toute opération de recharge en fluide frigorigène d'équipements présentant des défauts d'étanchéité, en méconnaissance du troisième alinéa de l'article 7, sauf dans le cas des exceptions prévues au quatrième alinéa de l'article 7 ;
6° Pour un opérateur, de ne pas remettre aux distributeurs les fluides frigorigènes ou leurs emballages non traités sous sa responsabilité, en méconnaissance des dispositions de l'article 9 ;
7° Pour un opérateur, de ne pas faire traiter sous sa responsabilité les fluides et emballages non remis aux distributeurs, contrairement aux dispositions de l'article 9 ;
8° Pour les producteurs de fluides frigorigènes et d'équipements et les distributeurs, de ne pas procéder aux opérations de reprise sans frais supplémentaires, de collecte, de retraitement pour mise en conformité avec leurs spécifications d'origine permettant leur réutilisation ou de destruction intégrale des fluides frigorigènes ou de leurs emballages, contrairement aux dispositions de l'article 10 ;
9° Pour un opérateur de procéder à la mise en service, à l'entretien, la réparation ou la maintenance, lorsque ces opérations nécessitent une intervention quelconque sur le circuit contenant des fluides frigorigènes, au contrôle d'étanchéité ou au démantèlement des équipements, à la récupération et à la charge des fluides frigorigènes ou à toute autre opération nécessitant la manipulation de fluides frigorigènes, sans être titulaire de l'attestation de capacité prévue à l'article 13.
La récidive des contraventions de 5e classe du présent décret est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15 du code pénal.
Article 18
Les entreprises enregistrées conformément aux articles 4,
5 et 6 du décret du 7 décembre 1992 abrogé dans les conditions prévues
à l'article 20 du présent décret sont réputées répondre aux dispositions
de l'article 13 du présent décret pour la durée de validité du certificat
d'inscription qui leur a été délivré et au plus tard jusqu'au 4 juillet
2009. Dans l'hypothèse où la durée du certificat d'inscription
expire avant le 4 juillet 2008, ce certificat est automatiquement
prorogé jusqu'à cette date.
Article 19
Les opérateurs qui, à la date de publication du présent
décret, interviennent exclusivement sur des équipements dont la charge
en fluide est inférieure ou égale à deux kilogrammes disposent d'un
délai expirant le 4 juillet 2009 pour obtenir l'attestation de capacité
prévue à l'article 13.
Un enregistrement auprès d'un organisme agréé conformément à l'article 15, assorti d'un engagement sur l'honneur de respecter les obligations des articles 6, 7 et 9 du présent décret et de continuer à n'intervenir que sur des équipements dont la charge en fluide est inférieure ou égale à deux kilogrammes, vaut attestation de capacité jusqu'à expiration de ce délai.
Les opérateurs enregistrés devront en outre, tant qu'ils n'ont pas obtenu l'attestation de capacité prévue à l'article 13, transmettre chaque année avant le 31 janvier aux organismes qui les ont enregistrés, une déclaration précisant, pour chaque fluide frigorigène, les quantités achetées, les quantités chargées dans des équipements, les quantités récupérées au cours de l'année civile, en distinguant celles destinées respectivement à être traitées ou être réutilisées, et l'état des stocks au ler janvier et au 31 décembre de l'année civile en cours.
Article
20
Le décret
no 92-1271 du 7 décembre 1992 relatif à certains fluides frigorigènes
utilisés dans les équipements frigorifiques et climatiques est abrogé
à l'exception des articles 4, 5 et 6 qui continuent de s'appliquer
jusqu'au 4 juillet 2008.
Les articles 4, 5 et 6 du décret précité du 7 décembre 1992 sont
abrogés à compter du 4 juillet 2008.
Article 21
Les dispositions du premier alinéa de l'article 6 entrent
en vigueur le 4 juillet 2009.
Les dispositions des articles 8 et 10 entrent en vigueur un an après
la publication du présent décret.
Article 22
Le décret du 19 décembre 1997 susvisé est modifié comme
suit : au 1 ° du titre II de l'annexe, il est ajouté l'intitulé
et le tableau suivants :
« Le décret no 2007-737 du 7 mai 2007 relatif à certains fluides frigorigènes utilisés dans les équipements frigorifiques et climatiques :
=============================================
Vous pouvez consulter le tableau en cliquant,
en bas du document, dans l'encart "version PDF"
JO no 107 du 08/05/2007 texte numéro 62
=============================================
JO no 107 du 08/05/2007 texte numéro 62
=============================================
Article 23
Les modalités d'application du présent décret aux activités relevant
du secret de la défense nationale font l'objet d'un arrêté conjoint
des ministres chargés de la défense, de l'industrie et de l'environnement.
Article 24
Il est ajouté à la fin de l'article 4 du décret du 30 mai 2005 susvisé
l'alinéa suivant :
« Sont également exclues de ces dispositions
les personnes qui remettent des piles et accumulateurs
usagés, des déchets d'équipements électriques et électroniques
ou des fluides frigorigènes usagés aux personnes tenues
de les reprendre en application de l'article 7 du décret
no 99-374 du 12 mai 1999 relatif à la mise sur le marché
des piles et accumulateurs et à leur élimination, des articles
13 et 18 du décret
no 2005-829 du 20 juillet 2005 relatif à la composition
des équipements électriques et électroniques et à l'élimination
des déchets qui en sont issus et de l'article 10 du décret
no 2007-737 du 7 mai 2007 relatif à certains fluides frigorigènes
utilisés dans les équipements frigorifiques et climatiques
ou aux organismes auxquels ces personnes ont transféré
leurs obligations. Dans ce cas, le bordereau est émis par
la personne tenue de reprendre les déchets concernés ou
par l'organisme auquel cette personne a transféré cette
obligation. »
Article 25
La ministre de la défense, le ministre de l'économie, des finances
et de l'industrie, le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement
supérieur et de la recherche, le ministre des transports, de l'équipement,
du tourisme et de la mer, la ministre de l'écologie et du développement
durable, le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce,
de l'artisanat et des professions libérales et le ministre délégué
à l'industrie sont, chacun en ce qui le concerne, chargés de l'exécution
du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République
française.
A N N E X E 1
Les substances suivantes, qu'elles
se présentent isolément ou dans un mélange, qu'elles soient
vierges, récupérées, recyclées ou régénérées, sont réglementées
par les dispositions du présent décret dès lors qu'elles
sont utilisées en tant que fluide frigorigène :
1. Catégorie des chlorofluorocarbures (CFC)
(exemple : CFCl3 = CFC-11, CF2Cl2 = CFC-12, C2F3Cl3 = CFC-113, C2F4Cl2
= CFC-114, C2F5Cl = CFC-115...)
2. Catégorie des hydrochlorofluorocarbures (HCFC)
(exemple : CHF2Cl = HCFC-22, C2HF3Cl2 = HCFC-123, C2HF4Cl = HCFC-124...)
3. Catégorie des hydrofluorocarbures (HFC)
(exemple : CH2FCF3 = HFC-134a, CH2F2 = HFC-32, CHF2CF3 = HFC-125, CHF3
= HFC-23, CH3CHF2 = HFC-152a...)
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Décret n° 2007-737 du 7 mai 2007 relatif
à certains fluides frigorigènes utilisés dans les équipements
frigorifiques et climatiques (1 pages - 220 Ko)